Besancenot n’appellera pas à voter pour les listes PS et PCF au 2e tour
PARIS, 11 mars 2008 (AFP) - Olivier Besancenot a affirmé mardi que son parti maintenait pour le second tour des municipales sa consigne de « battre la droite » mais n’appellait pas à voter pour les listes PS et PCF, qui ont toutes refusé une fusion avec les listes LCR.
A quelques heures du dépôt des listes mardi à 18H00, le porte-parole de la LCR a tenu une conférence de presse qu’il a qualifiée de « préventive » alertant le PS qu’il « sera seul responsable » d’un éventuel échec dans les villes où le duel droite-gauche est serré et où la LCR a fait de bons scores, supérieurs à 5%. Parmi ces points chauds la LCR mentionne Pau, Saint-Brieuc, Toulouse, Nancy Amiens, où parfois son résultat avoisine les 10% au premier tour.
« Dans une quarantaine de villes, où il y avait une possibilité d’accord, nos listes ont proposé des fusions techniques »- sans participation à la majorité municipale- mais ont essuyé « partout un refus », souligne Guillaume Liegard, membre de la direction du parti. Dans 5 cités - Louviers, Noisy-le-Grand, Clermont-Ferrand, Quimperlé, Foix- où elle a obtenu plus de 10% au premier tour, la LCR maintiendra sa liste au second.
C’est au nom du « pluralisme » que la Ligue avait proposé des fusions et le refus général des listes PS n’est pas le fait du hasard, affirmé Olivier Besancenot qui dénonce une consigne de la direction du PS liée à son « glissement vers le MoDem ». « Il y a une grande tambouille politicienne avec le Modem au milieu », dénonce le jeune postier. Dans les villes où la gauche s’est alliée au MoDem, la LCR considère qu’« il n’y pas de liste de gauche » et ne donne aucune consigne.
Le refus des partis de gauche « aura des conséquences », prévient Olivier Besancenot. Le PS fait « comme si les électeurs de la gauche radicale n’existaient pas » et les considèrent comme une « réserve » de voix, mais ils ne sont pas de « petits soldats ». La LCR n’apportera « aucune forme de soutien au PS », ses électeurs pourraient donc faire le choix de « rester chez eux » dimanche. « Que le PS aille les chercher » mais « surtout qu’il ne vienne pas dire que c’est notre faute » si la droite gagne des municipalités, a-t-il dit, très remonté contre le parti de François Hollande.
Sur les 200 listes présentées ou défendues par la LCR, 114 ont recueilli plus de 5%, dont 32 plus de 10%. Le parti a obtenu 72 élus. em/lby/DS
Nancy...
Communiqué de la liste Alternative 100% à gauche, justice sociale et écologie soutenue par la LCR, la Gauche Alternative et le MRC.
Alors que la liste Alternative 100% à Gauche, justice sociale et écologie soutenue par la LCR, la Gauche Alternative et le MRC lui a proposé dès dimanche soir une fusion technique respectant le choix des électeurs et garantissant l’indépendance des futurs élus, Mme Creusot a pris la responsabilité d’ignorer la juste représentation des 2030 voix qui se sont portées sur notre programme. Elle a préféré négocier avec la liste de droite menée par Françoise Hervé. Ces négociations n’ont pas abouti mais la liste soutenue par le PS et le PCF a délibérément ajouté à la confusion politique . En conséquence la liste Alternative 100% à Gauche, justice sociale et écologie ne donne aucune consigne de vote pour le deuxième tour à Nancy.
Le 11 mars 2008.
Toulouse : l’extrême gauche ne donne pas de consigne de vote au second tour.
TOULOUSE, 11 mars 2008 (AFP) - Les listes d’extrême gauche « Debout ! » (LCR) et « L’Autre liste » (alternative et écologiste), qui ont toutes deux dépassé la barre des 5% au premier tour des municipales à Toulouse, ne donnent pas de consigne de vote pour le deuxième tour dimanche, ont-elles indiqué mardi.
« L’Autre liste », emmenée par François Simon, qui a recueilli 5,42% des voix, a demandé à fusionner avec la liste d’union de la gauche du député PS Pierre Cohen (42,6%) qui ne lui a proposé qu’un siège, ce qu’elle a refusé. « Puisque pour Pierre Cohen nous n’existons pas, comment des gens qui n’existent plus peuvent-ils donner des consignes ? J’irai voter, et que chacun le fasse avec sa pleine conscience et sa pleine intelligence », a déclaré François Simon lors d’un point de presse. « Notre volonté de battre la droite entre en dilemme avec la position de Pierre Cohen, d’où notre décision de ne pas donner de directive de vote », a-t-il ajouté.
La liste « Debout ! », composée de la LCR, de membres des Motivé(e)s et de collectifs antilibéraux, qui a recueilli 5,07% des voix au premier tour, a également dénoncé le « très mauvais choix politique » du candidat de la gauche à Toulouse. « La machine à perdre est en route. Après l’échec de 2001, on rate encore une occasion. Il s’agit de la part de la liste Cohen d’une vision à court terme pour tenter de rafler des voix partout. Or il y a une attente de quelque chose de fort à gauche », a estimé Myriam Martin, tête de liste. Elle s’est refusée à donner une consigne de vote, rappelant simplement que le mot d’ordre était de « faire perdre la droite », qui détient la mairie de Toulouse depuis 37 ans.
A la tête d’une liste PS-PCF-PRG-Verts, M. Cohen avait exclu dès lundi toute idée de fusion avec les deux listes d’extrême gauche et du MoDem, même s’il a noté « des convergences » avec elles.
Toulouse
La LCR dénonce « le très mauvais choix » anti-fusion de Pierre Cohen
TOULOUSE, 11 mars 2008 (AFP) - La liste « Debout ! », composée de la LCR, de membres des Motivé(e)s et de collectifs antilibéraux, a dénoncé mardi à Toulouse le « très mauvais choix politique » du candidat de la gauche à Toulouse, qui a refusé une fusion avec elle et une autre liste d’extrême-gauche. « (Le député PS) Pierre Cohen n’a pas compris que la dynamique se situe à gauche de la gauche, et qu’il ne peut pas demander nos voix au second tour et ne pas nous laisser entrer au conseil municipal », a expliqué devant la presse Myriam Martin, tête de liste de « Debout ! », après une rencontre infructueuse avec la tête de liste de la gauche unie.
Pierre Cohen avait exclu lundi toute idée de fusion avec les deux listes d’extrême-gauche et du Modem, même s’il notait « des convergences » avec elles. Sa liste a rassemblé dimanche 39 % des suffrages, à près de quatre points du score du maire centriste sortant (app-UMP) Jean-Luc Moudenc (42,6%). « La machine à perdre est en route. Après l’échec de 2001, on rate encore une occasion. Il s’agit de la part de la liste Cohen d’une vision à court terme pour tenter de rafler des voix partout, or il y a une attente de quelque chose de fort à gauche », a estimé Myriam Martin. « Pierre Cohen nous a laissé entendre qu’il avait ’peur de faire peur’ à un certain électorat plus privilégié. Le calcul de ne pas vouloir de conseillers municipaux à sa gauche est un risque énorme qu’il prend seul, et qu’il devra assumer seul », a-t-elle ajouté.
La liste « Debout ! » ne devrait pas donner de consigne de vote, mais rappelle que le mot d’ordre est toujours de « battre la droite », au pouvoir à la mairie de toulouse depuis 37 ans. « Debout ! » et « L’Autre liste » (gauche alternative et écologiste) ont toutes deux dépassé la barre des 5%, tout comme la liste Modem, alors que l’abstention s’élevait à 43,5%. fm/ar/ei
Quadrangulaire à Clermont-Ferrand avec maintien du MoDem et de la LCR
CLERMONT-FERRAND, 11 mars 2008 (AFP) - La liste du MoDem se maintient au second tour des élections municipales à Clermont-Ferrand, ainsi que celle de la LCR, ce qui entraînera une quadrangulaire dimanche, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
« Nous avons décidé de ne pratiquer aucune fusion, ni avec la liste de droite, ni avec celle de gauche », a déclaré Michel Fanget, tête de liste du MoDem, qui a obtenu 15,97% des voix au premier tour, lors d’une conférence de presse.
Le maire sortant PS Serge Godard a frôlé dimanche la réélection au premier tour, avec 49,45% des voix, devant la candidate UMP Anne Courtillé (20,77%), le MoDem et la LCR (13,81%), dont la tête de liste Alain Laffont a également annoncé mardi son maintien au second tour. « L’ensemble de mes colistiers ont dit qu’ils ne souhaitaient pas la fusion proposée par Anne Courtillé », a expliqué Michel Fanget : « cette fusion artificielle, de dernière minute, ne nous semblait pas opportune ». Michel Fanget, qui a rencontré lundi le maire sortant, a estimé que Serge Godard, à la tête d’une liste PS-PCF-LO, était « prisonnier de l’histoire et d’une alliance qui pèse depuis des décennies » avec l’extrême gauche. « Le cœur de Clermont-Ferrand bat de plus en plus vers le centre », a affirmé Michel Fanget. La capitale auvergnate n’a eu que trois maires depuis la Libération, tous socialistes.
Alain Laffont, dont la liste avait fusionné en 2001 avec celle de Serge Godard, maire depuis 1997, a justifié son refus de fusionner par « les exigences totalement inacceptables » du maire sortant, qui lui a demandé notamment de s’engager à voter le budget, ce qu’il n’a pas fait au cours de la dernière mandature. mlm/pre/def
Clermont-Ferrand — A gauche 100% » — LCR et Aleter Ekolo
Battre la droite
Mener une vraie politique de gauche
Faire aboutir les revendications sociales, écologiques et démocratiques
avec la gauche à 100% sociale, écologiste, féministe, altermondialiste
La liste « A gauche 100% » remercie les 5437 électrices et électeurs qui lui ont accordé leurs suffrages au premier tour des élections municipales. Ce résultat remarquable (prés de 14%) traduit clairement le rejet croissant de la droite et du Medef et la volonté de voir s’appliquer une politique municipale plus à gauche à Clermont-Ferrand.
Il témoigne aussi de la défiance d’électeurs voire de militants du Parti Communiste, des Verts ou de Lutte Ouvrière qui ne se reconnaissent pas dans les alliances sans principe que leurs dirigeants ont passé avec un PS hégémonique et de plus en plus orienté à droite. Une gauche clairement de gauche et rassemblée, menant en toute indépendance sa politique et affirmant sans compromis ses valeurs tout à la fois sociales, écologistes, féministes et altermondialistes est promise à un bel avenir. Elle est un encouragement à la résistance ouverte, aux luttes et aux mobilisations qui devront se mener face aux projets de destruction massive des acquis sociaux de la droite. Plus que jamais nous avons besoin d’une gauche qui reste fidèle à ses engagements et ses valeurs, ne recule pas et ne se renie pas.
Il faut ancrer Clermont-Ferrand clairement à gauche
Nous estimons que ce message aurait du être entendu à gauche. Dés le soir du premier tour nous avons donc proposé à Serge Godard, dans le respect de l’indépendance des uns et des autres la fusion de nos listes pour que toute la gauche se rassemble et inflige à la droite une défaite cuisante. Serge Godard et ses colistiers n’en ont pas voulu. En effet les conditions mises par celui-ci à la fusion de nos listes comprenaient entre autre une approbation complète de ses choix budgétaires, des dépenses de prestige faites au détriment du social, l’acceptation des gaspillages financiers (Carré Jaude 2, petit train du Puy de Dôme ....), l’abandon de toute indépendance et de toute possibilité de défendre nos propositions en faveur d’une réelle priorité au social, à l’écologie, à la démocratie. Au nom du respect que nous devons à nos électeurs, il est évident que nous ne pouvions l’accepter.
Quelle explication avancer à ce refus, par la liste de Serge Godard, d’une gauche rassemblée, respectueuse des différences et à l’écoute des propositions des uns et des autres ? La seule explication sérieuse, c’est que Serge Godard qui a rencontré en catimini Fanget dés lundi 10 Mars pour « régler un petit point », selon la presse régionale, veut garder les mains libres pour s’allier au lendemain du second tour avec le MoDem. Entre la vraie gauche et le centre Serge Godard et les siens ont donc fait leur choix. Il semble que c’est la politique et la consigne du PS au plan national qui partout a refusé l’union avec des listes alternatives de gauche.
Les votes qui se sont exprimés au premier tour montrent pourtant qu’à Clermont il n’y a aucun risque de voir la droite devenir majoritaire. La vraie question c’est de savoir quelle gauche nous voulons. Une gauche du centre où Serge Godard veut entraîner la municipalité ou bien une gauche... de gauche ? Voilà le choix pour dimanche prochain.
Il faut un maximum d’élus à gauche 100%
Si vous voulez que Clermont-Ferrand soit clairement ancré à gauche, alors le seul vote utile, c’est de renforcer le score et la représentation de la liste « à gauche 100% ». Deux ou trois élus de plus pour la liste de Serge Godard ne changeront rien ! Ils voteront tous pareil et seront incapables de la moindre indépendance et de la moindre critique. Un maximum d’élus pour la liste « à gauche 100% » peut au contraire profondément changer les choses. Ces élus exerceront en permanence leur vigilance. Ils vous informeront des dossiers municipaux en cours. Ils solliciteront vos avis et appelleront à la mobilisation toutes les fois où cela sera nécessaire.
Ils seront les empêcheurs de tourner à droite
Nous vous appelons à voter et à faire voter pour la liste A gauche 100% sociale, écologique, féministe, altermondialiste conduite par Alain LAFFONT, Fatima CHENNOUF-TERRASSE, Jean-Michel DUCLOS
Pau...
Communique de presse de la liste Vraiment à Gauche.
La liste Vraiment à Gauche conduite par Eric SCHATZ a mené campagne vraiment à gauche en rupture avec la politique du Modem et de l’UMP. La liste Vraiment à Gauche a obtenu 5,72% des suffrages. La loi électorale lui permettait donc de continuer à défendre ses idées par la fusion avec une autre liste. Au nom de l’équité démocratique, de l’attachement à la représentation proportionnelle et dans le respect de ses électeurs, elle a décidé de proposer une fusion technique.
L’hypothèse d’une fusion à la proportionnelle tout en gardant une indépendance au sein du conseil municipal a été envisagée avec la liste de Martine LIGNIERES-CASSOU car en effet, comme elle le reconnait, les deux listes représentent deux familles de gauche. Cette proposition a été refusée par la liste Cap et Coeur, conduite par Martine LIGNIERES-CASSOU, qui exigeait un ralliement inconditionnel à son programme. Elle préfère flatter l’électorat du Modem et ignorer les 1956 électeurs qui ont apporté leurs suffrages à la liste Vraiment à Gauche.
La liste Vraiment à Gauche laisse aux électeurs le soin d’apprécier la situation créée par ce refus et ne donne aucune consigne de vote pour le second tour des Elections municipales de Pau.
Pau le 11 mars 2008
A Marseille...
Communiqué de la liste « Marseille contre attaque à Gauche »
Nous sommes une force qui compte sur Marseille. Nous avons réalisé 5 % des suffrages exprimés (soit 13 398 voix). Nous dépassons les 5% dans 4 secteurs, dont les 2 secteurs- clé, le 1/7 (1er Secteur) et le 4/5 (3e Secteur). Nos listes résolument à gauche n’ont pas été victimes du vote utile et là où nous sommes le mieux implantés, notre score s’affirme significativement, et nous ouvre des portes pour le futur sur l’ensemble de la ville.
Ici comme dans le reste du pays, le Parti Socialiste confirme son virage social-libéral et ses alliances au centre droit. Il ne peut supporter qu’émerge une force de la gauche radicale, anticapitaliste et antilibérale c’est sans doute la raison pour laquelle à aucun moment Jean-Noël GUERINI ou son équipe ne sont entrés en contact avec nous. A Marseille c’est donc l’alliance contre-nature avec le MODEM qui a été retenue.
Rappelons que dans le premier secteur, un des deux secteurs-clé, notre liste arrive en 3e position avec 7,57 % des voix, devant le FN et le MODEM.
C’est un renoncement au rassemblement de la gauche, dont une partie de l’électorat et particulièrement celui de la gauche radicale peut être déstabilisée et choisir malheureusement l’abstention. Cette voie tourne le dos aux aspirations de changement des marseillaises et des marseillais.
« Marseille Contre-attaque A Gauche » réaffirme l’intérêt qu’aurait au plan national la défaite dimanche prochain de Jean Claude Gaudin, no 2 de l’UMP. Les résultats électoraux tant au plan national que local, nous confortent dans l’idée qu’il y a nécessité d’asseoir les bases d’une nouvelle force politique résolument à gauche.
Le 11 mars 2008.
Montpellier : une triangulaire au second tour des municipales.
Municipales-34-Montpellier,LEAD MONTPELLIER, 11 mars 2008 (AFP) - Montpellier sera le théâtre d’une triangulaire à l’occasion du second tour des municipales, faute d’accord entre la liste du maire socialiste sortant, Hélène Mandroux, qui a recueilli 47,11% des suffrages au premier tour, et les Verts. Le second tour verra donc s’affronter la liste d’union PS-PC-MoDem-PRG-MRC que conduit Mme Mandroux, celle de son principal rival, l’UMP Jacques Domergue (26,13% au premier tour), et une liste que conduira le leader des Verts à Montpellier, Jean-Louis Roumégas.
A la suite de l’échec des négociations avec le maire, les Verts, qui ont recueilli 11,12% des suffrages dimanche, ont fusionné leur liste avec celle soutenue par les Comités unitaires anti-libéraux et la Ligue communiste révolutionnaire (5,46% dimanche), a annoncé mardi à l’AFP Jean-Louis Roumégas. La répartition des places s’est faite en fonction d’un ratio d’environ deux tiers pour les Verts et un tiers pour la liste de Francis Viguié, a précisé M. Roumégas.
Jusqu’à ces élections, les Verts faisaient partie de la majorité municipale. Lors des négociations, ils ont formulé des exigences trop importantes par rapport à leur score du premier tour, a déploré Mme Mandroux dans un communiqué. Selon elle, les Verts pouvaient prétendre à 3 sièges et ils en ont demandé 9. Jean-Louis Roumégas, a-t-elle affirmé, a par la suite refusé une « proposition intermédiaire ». « Je regrette très sincèrement de n’avoir pu aboutir à un accord », a souligné Mme Mandroux dans son communiqué.
Mardi matin, à France Bleu Hérault, Jean-Louis Roumégas a démenti avoir refusé la proposition intermédiaire. Mme Mandroux « nous a fait une proposition à six (sièges éligibles) que nous avons acceptée, a-t-il dit, dénonçant le communiqué »malhonnête« du maire. M. Roumégas a regretté le fait que »le PS choisisse l’hégémonie et tente d’éliminer les Verts qui sont jugés trop indépendants« . »Le PS fait le choix d’une division de la gauche au profit d’un accord avec le MoDem qui ne pèse rien à Montpellier« , a-t-il déploré. Le PS suit en cela, a ajouté M. Roumégas, »la ligne de Georges Frêche", qui prône au niveau national un rapprochement PS-MoDem.
Le rejet de l’accord avec les Verts a été décidé en conseil fédéral du PS héraultais, auquel assistait Georges Frêche, le président divers gauche de la région Languedoc-Roussillon, exclu du PS, a indiqué le secrétaire fédéral, Robert Navarro, lors d’un point de presse. Les Verts espèrent dorénavant atteindre un score de 20% des voix au second tour, a dit M. Roumégas, et se positionnent dans l’opposition à Mme Mandroux. « Ils ne nous ont pas laissé le choix », a-t-il justifié. hg/ag/ei
Amiens...
COMMUNIQUE
La liste « Amiens 100% à gauche » conduite par Francis Dollé a obtenu 6,43% des suffrages au 1er tour du scrutin municipal. Elle remercie très chaleureusement toutes les électrices et tous les électeurs qui se sont reconnus dans le programme qu’elle a soumis aux votes. Notre volonté était de battre De Robien et d’avoir des conseillers municipaux pour continuer à défendre, en toute indépendance, les idées soutenues par plus de 2 600 électeurs.
La liste « Unis et Solidaires » conduite par Gilles Demailly refuse l’accord technique de fusion de liste offert par la loi électorale, qui permettrait proportionnellement cette représentation démocratique. Nous regrettons le manque de respect de la liste « Unis et Solidaires » envers les électeurs de notre liste. Nous le condamnons, nous en prenons acte.
Cependant, conformément à notre engagement pris dès le début de notre campagne, nous appelons à battre la droite de Sarkozy représentée localement par De Robien, sans illusion aucune, sur la politique qui pourrait être menée par le PS et ses alliés. Nous continuons donc le combat en dehors du Conseil Municipal et donnons rendez-vous à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent le poursuivre avec nous.
Fait à Amiens, le 11 mars 2008
Fermeture à Bayonne...
Communiqué de presse de la liste « Bayonne 100 % à gauche »
Pour avoir une chance de battre la droite au deuxième tour, nous avons proposé à la liste PS/PC un « accord technique » entre les trois listes de gauche : la leur, la notre et celle des abertzale.
Cet accord vise à se présenter sur une liste unique en respectant les résultats à la proportionnelle et en maintenant l’indépendance politique de chacun. Ce qui ne nous empêchera pas de voter toutes les mesures qui nous paraîtront aller dans le bon sens.
Cet accord est l’unique façon, selon nous, de créer une dynamique unitaire permettant, face à une droite divisée entre Grenet et Ugalde, de rassembler tous les électeurs de gauche pour mettre fin au 50 ans de la dynastie Grenet. Cette dynamique, si elle avait pu être réalisée, aurait aussi permis de gagner nombre de voix abstentionnistes de gauche.
Nous regrettons que la liste PS/PC n’ait pas eu cette volonté, prenant ainsi la responsabilité de maintenir la droite au pouvoir à Bayonne. Nous constatons, également, que le PS et le PC réclament l’application de la proportionnelle lorsqu’ils sont dans l’opposition mais refusent de l’appliquer lorsque, concrètement, ils le peuvent.
Le gouvernement Sarkozy-Fillon multiplie les attaques contre nos acquis sociaux et met en place de nombreuses contre-réformes libérales. Les droites locales appartiennent ou sont soutenues par l’UMP et le Modem. La liste « Bayonne 100 % à gauche » appelle ses électeurs à battre les droites bayonnaises.
Pour la liste « Bayonne 100 % à gauche »
Martine Mailfert
Situation bloquée à St.Brieuc...
Un lundi interminable pour Sam Burlot. « On attend le coup de fil socialiste. » La veille, la tête de liste « Saint-Brieuc à gauche toute » et la LCR avaient « tranquillement » arrosé la « victoire ». 8,52 % des suffrages. De quoi se hisser en troisième position derrière le maire Bruno Joncour et la socialiste Danielle Bousquet.
10 h 45. Le portable de Sam Burlot sonne. A l’autre bout du fil, Danielle Bousquet lui paraît « tendue ». Elle demande à le voir, en tête à tête. Le PS dit « avoir pris la mesure de la place que la LCR doit avoir dans la vie municipale à venir ». 15 h 30. A la permanence de la candidate, Sam Burlot se met à la table des négociations. Face à lui, la candidate en tenue noire. Le conseiller général Michel Brémont et le conseiller régional Didier Le Buhan sont présents. Depuis la veille, le camarade de Besancenot se sent en position de force. Pour faire basculer la ville à gauche, militants et sympathisants de la Ligue savent leur importance. Ils réclament « une fusion technique entre les deux listes ». C’est-à-dire ? La possibilité de placer cinq personnes sur la liste de Danielle Bousquet. Avec la volonté de créer un groupe indépendant au conseil municipal.
Ce n’est pas ce que la députée sort de sa besace, loin de là. Ses propositions pour obtenir le soutien affiché de la LCR : une tribune politique régulière dans Le Griffon, un espace sur le site internet de la ville et une présence dans diverses commissions (Cabri, Opac...). Et pas autre chose. « Une fusion technique ne veut rien dire, estime l’entourage de la candidate. Les gens ne comprendraient pas qu’il y ait, sans accord politique, un groupe de cinq personnes de la LCR dans notre liste. » Une telle fusion pourrait ramener au spectre de 2001 quand, divisée, la gauche avait fini par perdre la mairie. Bilan. Sam Burlot repart « écœuré ». « Ça s’est très mal passé. C’est la soupe à la grimace. Nos électeurs vont s’abstenir... »
« Appel à faire barrage »
18 h 15 au Piccadilly, rue de la Gare. Samuel Burlot a la voix cassée, le téléphone toujours en charge. Il vient de résumer à quinze colistiers l’entretien qu’il a eu dans l’après-midi. Ils se disent « déçus », et « déplorent » l’attitude de Madame Bousquet. « Elle nous a demandé de prendre notre pelle et nos seaux et d’aller jouer », s’emporte un militant. « Nous et les 1 600 personnes qui ont voté pour nous, précise Katell. C’est irrespectueux ! Hallucinant ! Elle fait une erreur politique et humaine. »
Mais le cœur balance. Sam Burlot veut quand même appeler ses électeurs « à faire barrage à la droite incarnée par Bruno Joncour ». Autrement dit, « votez Bousquet » ? « Il y aura des votes « blanc », promet une colistière. « Les voix de nos électeurs ne nous appartiennent pas », affirme Burlot.
18 h 40, driiiiing, driiiiing, c’est la candidate Bousquet. Un journaliste est présent. « Nous, on joue la transparence avec la presse », lui indique-t-il au téléphone. Elle lui demande de venir illico. Quatre « LCR » partent « parler sérieusement de politique ». Ils seront quatre en face. Rendez-vous, le deuxième de la journée, à la salle Robien.
20 h 30. Alors ? Sam Burlot : « Elle a opposé une fin de non-recevoir à la fusion non pas politique mais technique que nous lui avons proposée. Nous avons pris nos responsabilités, elle a pris les siennes. On l’a toujours dit, on ne change pas. On appellera à faire barrage... ».
Europe Solidaire Sans Frontières


Twitter
Facebook