Sarkozy est de plus en plus dangereux ! Il vient d’en rajouter avec ses déclarations sur le « caractère génétique de la pédophilie et du suicide ». Jusqu’où ira-t-il pour chasser sur les terres du Front national ? Au-delà de l’opération politique - et c’est encore plus grave -, les positions du candidat de l’UMP ne relèvent pas du dérapage. Ces idées ne viennent pas de nulle part : elles sont largement véhiculées par la droite néoconservatrice américaine. Ce sont des idées d’apartheid social, qui visent à justifier la mise à l’écart de certaines populations. Comment ne pas mettre en relation ses déclarations avec les articles - heureusement retirés sous la pression de la mobilisation - d’un projet de loi sur la répression des mineurs, qui voulaient détecter les tendances à la délinquance chez les enfants de... trois ans ? L’« américanisation ultralibérale » de notre société produit ainsi, en même temps, la destruction de nos acquis sociaux et le renforcement de tous les dispositifs sécuritaires.
Cette campagne confirme bien un glissement du champ politique à droite. Sarkozy a « droitisé » la campagne. Sous la pression de Le Pen, il met au centre les questions de sécurité et d’immigration. Même si l’original est préféré à la copie, il espère gagner quelques points dans l’électorat lepéniste. Du coup, Bayrou apparaît « moins autoritaire », même s’il est l’un de ceux qui représentent l’ultralibéralisme de l’Union européenne. Mais, dans ce jeu dominé par la droite, la gauche libérale n’est pas à la hauteur. Et elle ne peut l’être car, à la différence de 2002, les questions sociales sont au centre de la campagne et, lorsqu’on voit Ségolène Royal faire comme proposition pour l’emploi des jeunes un « CPE de gauche », on comprend qu’elle refuse de rompre avec le capitalisme libéral et qu’elle ne peut combattre vraiment le candidat de l’UMP.
Pour battre la droite et Sarkozy, il faut mettre au centre la question sociale et avancer un programme d’urgence pour défendre vraiment l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics, sans hésiter à s’en prendre au patronat et aux profits capitalistes. C’est le sens du vote Besancenot.
Europe Solidaire Sans Frontières


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