Jacques Nikonoff, jusque-là président d’Attac, a sans doute tenté sa dernière pirouette. Après la publication des résultats de la commission d’enquête interne pilotée par René Passet et Nuri Albala, il a dû, pour la première fois, reconnaître la réalité de la fraude qui a permis l’élection d’un certain nombre de ses affidés. Il avait remis son mandat en attendant les conclusions de la commission ; il a maintenant indiqué qu’il ne se représenterait pas à la prochaine élection, qui aura lieu en décembre. Il parvient, tout de même, au passage, à demander que tout le monde fasse comme lui, en particulier les fondateurs, et à indiquer que la fraude a peut-être été organisée par ses opposants... que la fraude défavorisait !
Reste maintenant à identifier les fraudeurs, en espérant qu’il ne soit pas besoin de faire appel à la justice. Reste, surtout, à redonner une nouvelle dynamique à Attac, paralysée depuis de longs mois. La démoralisation a entraîné le départ de nombreux adhérents, ce qui crée, de plus, une situation financière extrêmement critique. Mais celles et ceux qui ont tenu contre vents et marées, convaincus qu’Attac devait rester cette association à nulle autre pareille, lieu de convergence du mouvement social, capable d’impulser, d’élaborer et de mobiliser, sont bien décidés à relancer la machine, car le combat contre le libéralisme est plus que jamais nécessaire, et Attac y jouait tout son rôle.
Europe Solidaire Sans Frontières


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